jeudi 27 mai 2010

l'EURO DANS LA TOURMENTE

L’euro dans la tourmente !


Pensant que nous étions sortis de la crise, je m’étais tu, depuis tout ce temps.
Or ne voila-t-il pas que maintenant c’est la crise de l’euro, qui comme la vérole sur le bas clergé, fait rage !
Mais qu’avons-nous fait pour mériter tant de sollicitudes imprévues ?
La voilà qui gronde, quand d’aucuns ont décidé de faire chuter l’euro. Les mauvaises langues diront que le génie de William Soros y est pour quelque chose. Une chose est sûre, c’est qu’il faudrait engager une masse considérable d’euros avant de faire basculer son cours. Est-ce du pouvoir d’un seul homme, un tel exploit ? Cela reste à voir !
Ne peut être derrière une telle opération qu’une concertation de financiers sans foi ni loi, pour pouvoir entraîner dans leur sillage les marchés. Pour eux, travailler, c’est parier contre la mauvaise fortune d’autrui.

Devant un tel pacte, Angela Merkel excédée, a surpris la classe politique mondiale en interdisant unilatéralement les ventes à découvert des bons de l’état, barrant ainsi la route à cette déréglementation. La guerre est ouverte entre les politiques et la finance sans visage. À Washington comme en Europe, les politiques veulent les menotter. Mais le cruse missile tiré contre l’euro de Big Appel, n’est-il pas la réponse du berger à la bergère ?

Alors, quand vous parlez à un financier de ces mouvements spéculatifs, à la limite il s’étonne que ne vous ne compreniez pas. En fait, ils n’ont aucun état d’âme. Sont-ils sur la même planète que nous, c’est à se le demander ?
C’est cette distorsion flagrante entre le quotidien de monsieur tout le monde, qui est persuadé que les bonnes intentions morales sont suffisantes pour résoudre cette crise de fond.
En attendant ce jour qui ne viendra jamais, les banquiers se frottent les mains de tant de déréglementations en leur faveur, détenant le pouvoir réel.
Néanmoins, la crise de confiance est plantée entre ces deux visions irréconciliables. Et pourtant, la majorité silencieuse a le pouvoir de faire tout basculer. C’est bien ce qui effraie tant Jean Claude Trichet !
Ce n’est pas en vociférant dans la rue à l'injustice que les travailleurs vont changer le cours de l'histoire. Depuis le temps qu’ils défilent, manipulés par les syndicats, cela se saurait. Le jour, où la masse critique de la non-confiance populaire au système financier sera acquise, le système s’effondrera comme un château de cartes. Retirons ensemble toutes nos économies des banques ne serait ce qu’un mois, et le système financier s’écroulera de lui-même. Plus d’hypothèques à leur devoir ! En voilà une bonne nouvelle.

En attendant ce jour, les déficits qui s’accumulent amplifient la dette. Les politiques aux préoccupations électoralistes sans vision, achètent trop souvent la paix sociale, en laissant filer le déficit.
Bien entendu que les agences de notations sont aussi pointées du doigt dans la tourmente , pour amplifier l’appétit sans fin des marchés financiers. Mais au fait, dans ce free-for-all légalisé, ne jouent-elles pas aussi paradoxalement un rôle de pression pour contraindre les gouvernements européens à une cure d’austérité ! La mise au pied du mur des gouvernements européens s’est faite dans la crise !

L’autre défi que les marchés financiers soulèvent, c’est l’absence de politique économique commune à l'Europe. Si sous De Gaulle est Pompidou, la France s’est opposée à l’union politique européenne, l’Allemagne quant à elle s’oppose maintenant à son union économique, quand la France le propose ! Décidément dans ce couple rien n’est simple, allez y comprendre quelque chose ! Pendant tout ce temps-là, l’Europe reste incapable de faire respecter son propre pacte de stabilité ! Autant dire que l’Europe des 27 est un bateau sans capitaine !

Alors, vivons-nous la fin de la grande illusion en Occident quand de grands pays sont devenus plus endettés, que riches ? Faut-il dire que la crise, qui a suscité la planche à billets de la relance, a fait déborder le vase des déficits.
Si l’Europe est la première visée dans cette affaire, pour l’Amérique la situation est pire encore ! Seul dans le domaine, le Canada conservateur est cité en exemple. Il a su rétablir un équilibre dans ses finances publiques. Ceci dit, pendant ce temps la le monde est en train de basculer, quand les fonds souverains chinois, pétroliers et autres détiennent la dette américaine !

Quand sous nos yeux un nouveau partage du monde se dessine, quel avenir reste à l’Occident ? Si l’espoir c'est la croissance à en croire les économistes, ce n’est pas pour demain. Toute économie qui traîne un déficit flirtant avec les 100 % de son PIB ne peut plus se redresser économiquement. En d'autres termes, c’est la spirale de la stagnation qui s’installe, et c’est bien ce que nous vivons aujourd’hui. Elle conduit inévitablement au déclin, d’autant que l’Asie monte en puissance !

À l’autre bout de la planète la Chine avec un taux inavoué de 14 % de croissance, ne cesse de progresser en compagnie de l’Inde, alors qu’elle va dépasser le Japon, la seconde puissance mondiale. Si tout ce qui monte redescend, nous voilà dans de beaux draps ! La fin du règne incontesté de l’Occident, touche-t-il à sa fin ? Que l’on se le tienne pour dit, mais surtout, que l’on en prenne acte au lieu de critiquer !
Bien sûr que nous sommes attachés à notre niveau de vie , lui qui fait tant d’envieux parmi les pays émergents, alors que nous le considérons à tord, comme un acquis non négociable !
Le réveil sera d’autant plus dur, que la chute sera mortelle. En ce sens, Sarkozy est une exception politique, malgré ses erreurs continuelles de communication. Il faut en avoir du courage politique pour solder ce passé de l’état providence. Si se battre contre les sondages est un choix risqué, il l’est d’autant plus, devant ces mauvaises habitudes.
Et puis, hériter de la philosophie du moins on en fait, pour avoir plus, en l’affrontant, relève du suicide politique !
Bref, si Mitterrand avec la retraite à 60 ans et les 35 heures nous a foutu dans le mur économiquement. Il n’a jamais pris en compte l’aspect économique de ses réformes. C’est bien beau d’avoir la main sur le cœur en permanence et la justice sociale comme dogme pour se faire réélire, encore faut-il savoir compter, quand le prix de la paix sociale est en cause. Après, il sera toujours temps d’arborer la rose, au lieu d’attiser en permanence le feu de la discorde nationale !

Mais ce sont, toujours ces relents du marxisme à la française de la rue de Solferino, qui empoisonnent nos relations sociales. Si le parti socialisme a reconnu l’avoir renié l’année dernière, pas si sure, quand défilent au nom de cette justice utopique, les syndicats.
Ils prennent à chaque fois pour cible la république en otage, au nom de la démocratie. C’est quoi ce délire ? Si au moins, nous n’avions qu’à négocier avec la CFDT, le dialogue social serait plus consensuel, comme il se devrait.

Mais non, ils ont réussi à faire plier Chirac dans son second mandat, coincé par Jean Marie Lepen ! C’est, le maire de Bordeaux qui en fit les frais, alors que sa réforme était nécessaire. Résultat des courses, Chirac s’est mis en roue libre et la France aussi !

Tout cela pour dire que la France comme tous ceux qui ont adhéré à l'euro ont perdu leur souveraineté sur leur monnaie, c'est-à-dire la maîtrise de leur économie contrôlée par ceux-là même qui manipulent l’euro. Concourent-ils à la destruction de la zone euro ou bien visent-ils indirectement à la remise en question de son déficit ?
Si la cure d’austérité collective prise en urgence va être compensée par la dévaluation de l’euro, les fondamentaux Européens pour sa survie ne sont-ils pas à revoir ? La question est posée !
La Grèce n’était qu’une introduction de cette mise au pas, ne représentant que 2% du PIB européen. Cette médecine de cheval est un exemple pour tous les autres, administrée par le FMI en coulisse. Est-il le prélude d’une reprise en main de l'économie en Europe, pour mieux contrebalancer la montée inexorable de l’Asie ?

samedi 26 septembre 2009

Fin de la crise financière, sous peu !

Pittsburgh, nous voilà !


Le G20 rentre dans l’histoire à Pittsburgh. Désormais il remplacera le G8 désuet, quand 85% de l’économie mondiale est produite par vingt nations. Une grande idée, chère au petit Nicolas, merci Sarkozy !
C’est un premier pas encourageant vers un rééquilibrage du partage politique, quoique la grande majorité de la planète, celle qui ne produit pas assez, attende toujours.

Voilà désormais le G20 aux commandes ou au chevet, d’une économie mondiale, en panne ! Quand un milliard d’humains crèvent de faim, les nantis se rencontrent pour continuer le banquet.
Au menu la relance d’une économie déstabilisée par la crise financière, régulation des fonds spéculatifs, des bonus, des agences de notations et des fameux paradis fiscaux.

C’est sur ce chapitre, que les progrès les plus significatifs furent réalisés, quoique des 38 pays figurant sur la liste grise, 26 y sont toujours. La Suisse a finalement accepté la levée du secret bancaire, sans se renier ! Mais quel exploit !
Mais pourquoi tout cet acharnement contre les paradis fiscaux, quand 50% des opérations bancaires mondiales migrent vers ses trous noirs, échappant aux règles prudentielles. C’est l’arbre qui cache la forêt de toutes les malversations. Hors, qui dit magouilles continuelles, dit portes ouvertes aux dérèglements !

A l’opposé, la régulation des fonds spéculatifs c’est l’épine dans le pied du G20, quand le sectarisme du monde financier américain, s’y oppose !
Angela Merkel souhaiterait bien une avancée dans ce domaine, afin de faciliter sa réélection dimanche.

Si les bonus des traders ne sont que la pointe de l’iceberg, ils sont devenus moralement inacceptables aux yeux de l’opinion publique.

Il semblerait, que finalement la position française l’emporterait à l’arraché auprès des américains, après avoir eu tant de mal à convaincre au préalable, les allemands comme les anglais. Au chapitre des concessions il y a le plafonnement des bonus certes, mais au demeurant le bonus malus fait son chemin. C’est le premier pas décisif, vers un changement.

Dans ce concert de bonnes intentions si les idées ne manquent pas, la volonté quant à elle, se fait attendre. Comme la tâche est immense à moins qu'elle soit irréconciliable, commençons par une redistribution des cartes, quand la situation économique mondiale a radicalement changé le paysage politique.
Au premier chef duquel les instituions, avec le FMI.

Si dans un premier temps, il a retrouvé sa vocation première, il demeure toujours sous forte influence européenne. A ce titre les pays émergents réclament un plus grand pourcentage au droit de vote. Ce rééquilibrage de 5% se fera en faveur de la Chine de l’Inde et du Brésil, afin de refléter la nouvelle donne économique mondiale.

Si M. Kadafi déclare que la déontologie des Nations Unies est remise en cause par le Conseil de Sécurité, Nicolas Sarkozy appelle une fois de plus à sa refonte, comme le Brésil. Au même titre qu’il faut élargir le forum économique mondial, il est urgent de redistribuer l’échiquier politique international, comme beaucoup le réclament, en réformant l’ONU.

Bien entendu Sarkozy toujours en pointe sur son désir de réformer tout azimut, se prend à vouloir moraliser la politique sur un ton, pour le moins cassant. C’est un marteau piqueur monsieur le curé, mais force est de constater, qu’à force de marteler, le clou s’enfonce !

Obama d’un naturel moins radical est prisonnier d’un passé récent. Il navigue avec prudence et style, pour solder le passif des Bush. Coincé sur le plan intérieur, il a pieds et poings liés.

Dans ces forums, n’est abordé que l’aspect économique, alors que nous sommes face à une multitude de crises esquivées, qui se superposent et s'entrelacent. C’est bien beau les replâtrages pour la galerie, quand les banques une fois de plus, en sortent gagnantes !
L’hôte du G20 dans toute son élégance à beau clamer avoir gagné le combat contre la crise, cela laisse perplexe, d’autant que sa déclaration finale se cantonne dans des grands principes économiques salutaires aussi vagues qu’imprécis, après le coup de bluff contre l’Iran !

Au soir du grand rendez-vous tant attendu, que s’est-il passé au juste, si n’est que cette diversion à trois, qui n’a pas sa place dans un G20 !
Vendredi soir à chaud, rien de concret n’est sorti. Attendons le communiqué final, si prometteur !

Cette crise financière et économique, est avant tout globale, mais au demeurant morale. A caractère social chez les nantis, elle est au premier chef alimentaire dans les pays pauvres. Oui, il y a une crise alimentaire, l’on aurait trop tendance à l’oublier, dans le partage de la richesse. Quand l’on voit tout ce lait gaspillé par les agriculteurs européens, alors qu’un milliard d’hommes et de femmes crient famine, ces images deviennent insupportables !
Non, je n’ai pas oublié la crise climatique, qui est de loin la plus menaçante. Voilà, la priorité des priorités toujours repoussée au lendemain, par les États-unis et la Chine ! Ils ne sont pas trés réactifs.
Alors de deux choses l’une, ou bien nous choisissons de faire le saut vers une économie durable, ou bien nous continuons dans les replâtrages en jouant à la roulette russe avec notre destin.

Le résultat sera sans appel. Effondrement économique du système, soit par implosion, ou bien à cause des contre coups financiers climatiques, qui sont déjà une réalité. Menace de désertification de 40% des sols cultivables de la planète avec pour conséquence des migrations sans précédent, feux à répétitions, inondations de plus en plus fréquentes, ouragans en cascade , la liste est longue.

Le simple fait du réchauffement climatique aura un tel impact sur nos économies, qu’il va bouleverser la situation internationale par des guerres, à commencer par celle de l’eau.

Attention à ce nouvel ordre mondial, qu’ils nous prédisent !

Pittsburgh c’est fini, dire que c‘est la ville de mon premier G20.



vendredi 4 septembre 2009

La Crise au jour le jour

La crise souffle sa première bougie !


Semaine après semaine la crise s’enlise, sous la chaleur d’un été maussade ! Cela fait un an que nous la traînons comme un boulet, cette crise d’un type nouveau. Si les décideurs connaissent les remèdes à la crise, qu’attendent-ils pour les appliquer, au lieu de les dénoncer. Chacun ne pense qu’à sa pomme, quand l’intérêt collectif devrait primer sur l’égoïsme général. Ou bien, il n’y a plus aucune alternative possible, si ce n’est que l’explosion finale !

La crise bancaire et financière est bien derrière nous, quand nous sommes dans le creux de la vague, pour autant, rien n'est réglé !
Le pire dans toute cette histoire c’est quand les banques sont sorties de leur vocation première pour confondre casino et guichet.
En plus d’être en conflit d’intérêts avec leurs propres clients, elles sont passées à deux doigts de faire exploser le système, par excès d’avidité.
Quand seront-elles cadenassées ? Mais fort du pouvoir invisible de tout ce fric, la catastrophe est en marche comme si, il n’y avait plus d’autre solution !
Après le G8, toujours rien. C’est à se demander qui dirige vraiment la boutique ? Une chose est certaine, c’est que les économies occidentales ont choisi de laisser filer leurs déficits, comme moteur de la relance. Cette course en avant des déficits budgétaires, condamne l’équilibre du système au moindre disfonctionnement. Que de beaux jours en perspective pour nos petits enfants, si tout ne s’écroule pas avant !

Alors, démocratie même manége, un jour c’est toi, un jour c’est moi. C’est changer pour mieux recommencer avec les mêmes. Donc, l’on a beau avoir le meilleur système qui soit, poussé à son extrême, il fini par exploser !
Mais, qui va finalement appuyer sur le bouton reset, quand certains économistes prédisent d’ores et déjà, que la grippe H1N1 cet hiver, se traduira par un recul économique.
À force de se l’entendre dire sur tous les JT, c’est à se demander si elle est programmée, cette grippe prophétisée !

La télé, mais quel bel outil de manipulation des masses ! Les français passent à la caisse pour 1.5 milliard d’euros, alors que les doses de vaccins ne seront pas en nombre suffisant, pour tous ! Les saltimbanques du big business exultent.
Après les impôts directs, indirects, sur la baraque, la bagnole, l’essence, les alcools et cigarettes, voilà les déguisés, qui font recette.

La taxe carbone pour un meilleur vivre ensemble dans la psychose sécuritaire de la grippe orchestrée, quel beau mariage !
Rien de tel pour nous faire avaler la pilule, d’autant qu’une économie verte est plus que souhaitable !
Quand d’aucuns évoquent déjà une sortie de crise, ce n’est ni plus ni moins que pour nous annoncer, que nous venons de toucher le fond du baril.

Alors comment se fait-il, que l’économie boursière reprenne subitement le dessus sur l’économie réelle, celle du travail. Pas étonnant, quand la plupart des produits domestiques sont manufacturés en Chine, profit oblige. Nous sommes devenus des accrocs de la culture Wall Mart.
Et puis, comme l’un ne va pas sans l’autre, que reste t-il des grands employeurs traditionnels de l’industrie américaine ?
À qui la responsabilité, me direz-vous ? Depuis les années soixante dix c’est l’hémorragie de la délocalisation mondialisée, qui vide le monde occidentale de sa capacité de production ! Elle a eu pour conséquence de bouleverser nos sociétés économiquement et socialement! En donnant la priorité à l’économie spéculative facteur d’inflation et d’instabilité, elle amplifie la déstabilisation de l’économie.

La dépendance grandissante des états, vis-à-vis des sorciers de la finance, n’a rien de bon, qui vaille. C’est ainsi que les bateaux dérivent, avant de s’échouer.
Alors, comment le Japon deuxième économie mondiale, peut elle opérer dans de telles circonstances avec une endettement de 178% de son PIB avant crise ? Pour les japonais, comme pour les autres, c’est l’occasion de payer la note des besoins collectifs, qu’ils n’auraient jamais demandé !

Qu’on se le dise, la légalité n’a pas pour autant légitime en démocratie, surtout quand c’est la faute de personne !

Dans cette crise, la grande surprise du jour, fut l’aide massive des états endettés jusqu’au cou, qui sauvent les riches banquiers. C’est une première, quand les poches vides, volent au secours des poches pleines !
Dans ce paradoxe ou logique rime forcement avec calcul, il n’y a pas photo. Tout cela pour faire un petit parallèle historique, qui en dit long.

Sous la présidence Wilson en 1914, en plus de confisquer l’or des particuliers américains en se l’accaparant à vil prix de manière légale, les mêmes banques en sous main ont imposées les impôts, pour garantir les prêts consentis au gouvernement américain. Alors que pensez-vous qu’elles puissent faire aujourd’hui, quand les gouvernements sont aussi endettés, que menottés ?

Dans ce mécanisme de la mondialisation porté à son paroxysme, une fois que les gros poissons auront mangé les petits, que feront les gros ? Se dévorer entre eux, ou bien mourir, d’apoplexie !

Logique absurde, mais au combien contemporaine, d’une catastrophe annoncée. Cette crise en est le premier coup de semonce sérieux, mais rien n’y fera. Il faudra que tout s’écroule, pour que cesse enfin la sarabande du free for all !

Quand le bateau prend l’eau de toutes parts, il faudrait plutôt endiguer les voies d’eau, que d’écoper pour rien ! Levez la main, ceux qui savent nager ?
Si cette crise sonne le glas de la super puissance américaine sur son déclin, la Chine quant à elle, s’affirme.

Quand le rêve américain s’écroule, c’est notre type de développement, qui s’effondre avec lui ! La Chine s’en moque, maître du jeu ! La crise est notre, essentiellement morale.

L’impasse est à son comble, dans notre monde de tous les possibles, relatifs. C’est la porte ouverte à tout et à n’importe quoi, en un mot à la pagaille officialisée.
Depuis la boucherie de 1914 l’absolu unique s’est effondré, pour faire place à la désillusion du tout relatif. L’espoir du Progrès a déchaîné des absolus contraires, provoquant un champ de ruines spirituelles. L’homme a perdu sa direction. Il se réfugie maintenant dans l’individualisme programmé, pour mieux oublier son destin, s’évadant dans la surconsommation de tous les gaspillages !

L’arrivée de la Chine comme troisième puissance économique mondiale, siffle le déclin de l’empire américain. Un nouveau soleil se lève !

Mais pour tous, l’échéance est tout autre. C’est l’heure fatidique des bilans déchirants, qui approche.
Les modifications climatiques auront sous peu des répercussions telles sur notre économie, comme sur l’avenir de l’espèce humaine, qu’elles seront au centre de toutes nos préoccupations ! Tous les concepts de développements économiques actuels seront bouleversés.

Remettre enfin les pendules à l’heure, est une question de survie, avant qu’il ne soit trop tard !

mardi 1 septembre 2009

La Crise au jour le jour

Fin de la trêve estivale.

D’après le FMI, les économies des pays endettés, ( ne pouvant plus s’appeler décemment les pays riches, ) vont s’enfoncer dans un ratio moyen d’endettement de 120%, de leur PIB, d’ici 2014. Nous sommes bien loin du pacte de stabilité européen, qui préconisait 60% d’endettement, au demeurant exorbitant.

La France était à 63% avant crise. Son déficit public, ajouté à l’effort de relance, et aux prêts consentis aux banques, est actuellement à 73% de son PIB. Le FMI l’estime à 95.5% , en 2014. Quel bel héritage pour nos petits enfants !

Le plus mauvais élève de la classe est sans conteste le Japon, qui flirte avec un endettement de 187% avant crise. Il pourrait se retrouver en 2014, avec 230% de son PIB hypothéqué.
En 2008 avant crise, les États Unis avait un taux d'endettement à 70% de leur PIB, qui passera en 2010 à 90%.

Mais à la surprise générale le meilleur élève de la classe n’est autre, que le Canada, et oui ! Totalisant avant crise 64.27%, il devrait se stabiliser à 65% en 2014. Bravo Harper, qui aprés un tel exploit, devrait briguer la présidence du FMI !

Obama qui a la rude commandite de réhabiliter le rêve américain sur son déclin, se débat comme un diable dans un bénitier. Proposant de réguler les transactions pétrolières, il va ravir la finance de joie, tout en contribuant indirectement à lui redonner une nouvelle virginité. Elle, qui continue à mener en coulisses, le bal de toutes les duperies !
Rien, n’illustre mieux l’ampleur du phénomène spéculatif qu’engendre le dérèglement des systèmes financiers, quand cet agent de City Groupe a empoché pas moins de 100 millions de commissions, pour avoir si bien fait son travail.
Si l’on met en parallèle à cela, toutes les bouches de la planète qui crient famine, point besoin de grand discours !

Mais qui dit benzine, dit bagnole. Si c’était la cata aux états, ne voilà-t-il pas que le plan de la prime à la casse de 4500 $ en échange de son bon vieux tacot est un véritable succès. Certes, cela fera cher le m2 de tôles compressées, mais au diable l’avarice, quand il faut bazarder les invendus !
Le temps de le dire, et le milliard alloué au programme s’est évaporé. Pour remonter la pente des pertes et profits, GM va aussi vendre ses véhicules neufs, sur Ebay.
Pour les concessionnaires, qui resteront ouverts ce sera une aubaine, cette rallonge de deux autres milliards.

Chez Renault c’est chaud ! Avec un recul de 24% de sa production totalisant 2.7 milliards de pertes sur le dernier semestre, elle devance PSA, qui encaisse des pertes de 962 millions ! La production de Volvo est en chute libre de 50%, pour des pertes de 630 millions d’euros.

Dans la saga familiale de VW- Porche, pris, qui croyait prendre. Finalement, VW devrait entériner le rachat de Porche, pour former un groupe intégré de 10 marques. Attendons, pour savoir, qui sera le prochain leader mondial, une fois que GM aura refait surface. Chez Opel, qui va emporter la mise, quand les tractations s’éternisent.

Dans un autre registre la percée de Google précipite le mariage forcé, Microsoft Yahoo ! Quant au mariage Alcatel Lucen, rien ne va plus. De compressions en compressions le géant, expurge. Une nouvelle charrette de 800 licenciements est prévue. En y mettant les gants, plus de licenciements secs, bravo! C’est à croire, que les consciences évoluent seulement, dans la souffrance !

Air France, en plein un trou d’air envisage même après tous ces orages, un plan social à la rentrée, sondes Thalès ou pas !

Chez nos amis les requins de la finance, à marée basse, quel temps fait-il ?
CIT Group, pour sa part envisage et cela est bien moins drôle, de déposer son bilan. L’état américain ne veut plus l’aider. Si d’aventure il en été ainsi, ce serait la sixième plus grosse faillite de l’histoire des États-unis. Comme quoi, c’est l’exception, qui confirme une fois de plus la règle, après Eron.

Par contre, chez Goldman & Sachs, c’est la fièvre du samedi soir, retrouvée. L’on transpire de bonheur ! C’est à se demander si la crise n’a jamais existée, quand la frénésie est repartie de plus belle. Goldman & Sachs enregistre une chiffre de 34 milliards, pour un produit net bancaire de 13.7 milliards au second trimestre. Elle vient en plus, de rembourser les dix milliards contractés auprès de l’état américain. C’est à croire qu’il n’existe aucun traitement pour ces dépressifs, maniaques de spéculation.
Ce qui ne l’a pas empêché de provisionner, 11 autres milliards pour ses employés en bonus. La polémique future sur les bonus ne semble pas l’effrayer outre mesure, comme pour AIG, autre impénitent infatigable !

Madoff serait atteint d’un cancer en phase terminale, pour oser bénéficier d’une liberté conditionnelle. Le cancer est une maladie spontanée, comme tout le monde le sait ! Démenti de l’intéressé, ce n’était qu’un ballon d’essai, quand il n’y a pas de fumée sans feu !

Bank of America devra verser 35 millions d’amende, pour avoir enfreint l’interdiction de verser des bonus, après avoir reçu une aide de l’état. Le trésor américain sanctionne, pour faire un exemple.

La SG se singularise une fois de plus, quand son directeur du secteur finance Jean-Pierre Mustier est sous enquête, pour délit d’initié. Le nouveau PDG de la SG, F. Oudéa monte au créneau de suite comme un guignol dans 4 vérités, en affirmant, que tout beigne sous sa nouvelle direction. La langue de bois c’est comme les chèques en bois, ce n’est pas, ce qui se fait de mieux !
Le pauvre Kerviel est accusé d’être responsable de la perte des 5 milliards, comme si les traders étaient des bandits de grands chemins. Il paye les pots cassés, pour que ces banquiers de voyous s’en tirent honorablement ! La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure !

BNP Paris Bas, seule banque à avoir accepté les recommandations du G20 en ce qui a trait aux bonus, a quand même provisionnée 1 milliard d’euros pour ses traders. Que fera prochainement le gouvernement français, devant une finance autiste ?
Et bien, il réagit trois jours après en convoquant le 7 août à Matignon les intéressés. Si les recommandations du G20 sont vagues comme symboliques, par contre celles de Bercy sont un peu plus contraignantes.
Plus de bonus garanti à l’embauche, logique ! Ce ne sera plus le trader qui négociera sa commission, mais l’employeur qui la fixera. Il devra recevoir l’aval du conseil d’administration, avec règlement bonus malus différé .
Il a été quand même perçu en 2008 aux États –Unis, dans ce contexte de crise morale 33 milliards de commissions en bonus. Dans ce monde de tous les abus, la fracture entre l’opinion publique et monde financier est à son comble.

Ce qui est condamnable ce n’est pas temps que le trader touche un bonus en soit, mais qu’il soit surréaliste, l’est. Le trader n’est qu’un pion sur l’échiquier de la folie financière.
Et si, la cause profonde du chaos se cachait derrière la déréglementation d’un système à bout de souffle implosant en permanence pour satisfaire l’appétit du monde financier ?

Il y a eu une volonté politique d’un nouveau Bretton Woods en attendant l’intronisation d’Obama, avec Sarkozy. Et puis, plus rien!

C’est quand même étonnant, qu’il ne se dégage aucun consensus international pour une réforme en profondeur du système, quand tout le monde sait, qu’il faut stopper cette course folle, au risque d’affronter un nouveau déluge.
Au lieu de se taper sur le ventre à chaque G 8 entre copains, il serait grand temps de passer aux actes, amigos !

La Chine suit son petit bonhomme de chemin en sortant de la crise à la surprise générale. La locomotive asiatique repart de plus belle. Attention quand elle va distancer le Japon, l’Amérique ne sera plus qu'une formalité !

Dans le litige qui oppose le trésor américain à UBS, le secret bancaire est la pomme de discorde entre l’état américain et la banque suisse, depuis de long mois.
Finalement, c’est l’état Suisse qui monte au créneau, pour régler le différent hors cour, d’égal à égal avec la diplomatie américaine. Dans les moments troubles comme en 1940, elle sait faire. La Suisse a eu gain de cause sur le principe du respect bancaire en ne donnant pas les 53000 de ses clients fautifs, mais quand UBS lâchera 5000 de ses plus gros clients au fisc américain, l'édifice craquera.
Comme c’est difficile de concilier le droit helvétique du secret bancaire, aux exigences américaines ! De ce règlement à l’amiable, dépendra l’avenir de 20 autres banques suisse dans le collimateur du fisc américain.
UBS devra verser pour sa part, une amende de 4 milliards, si rien ne change. Si les 5000 gros poissons, qui ne sont pas un chiffre au hasard totalisent les 8 milliards manquants, le compte sera bon pour le trésor américain, qui estime la fraude à 12 milliards de dollars. Ce qui permettra aux 30'000 employés d’UBS aux États Unis, de pousser un soupir de soulagement.

Pour sa part la France, qui estime son évasion fiscale à 50 milliards d’euros, s’implique finalement. A-t-elle obtenu une levée partielle du secret bancaire suisse, ou n’est ce qu’un coup de bluff, quand trois milles déposants français sont priés de passer à la caisse ? Gare au coup de gourdin, sinon !
Beau chantage de Bercy sur ces petits épargnants, quand les multinationales françaises et les autres totalisent pour 47 milliards planqués dans deux cents autres banques helvétiques ! La Suisse à beau crier sur tous les toits que son secret bancaire est intacte, elle succombe ! C’est quand même le quatrième coup de butoir notoire, qui ébranle la boutique !

Nicolas Sarkozy compte sur le prochain G20, pour qu’un accord de principe soit pris au niveau international, afin d’encadrer les bonus de la finance !
Ce 25 août, il réunit les banquiers français et à la surprise générale joue la carte des bonus malus, banco ! Espérant qu’au sommet de Pittsburgh, les 20 s’y engageront aussi, quand bien même Berlin, le cautionne !

Est-ce que le prochain G20 tombe le jour de la saint Nicolas ?

















vendredi 28 août 2009

KAPTING

Il était une fois en Island, Kapting !

Une nouvelle passée inaperçue mais au combien révélatrice des collusions, entre le monde des élus et celui de la finance.
Il était une fois en Islande, Kapting l’une des trois banques nationales, moteur de l’économie islandaise.
La crise arriva sans crier gare et les balaya, le temps de le dire. Le pays était en banqueroute, si ce ne fut l’aide providentielle de la Russie, qui vint à la renflouer. Les banques après avoir déclaré faillite, réouvrirent, nationalisées.
L’état islandais injecta 1.5 milliards dans la banque Kapting en gardant quasiment les mêmes actionnaires, tout en devenant majoritaire.
Les dirigeants de Kapting voyant arriver le déluge, décidèrent de passer tout bonnement à la caisse, deux semaines avant de déclarer faillite. L’exploit inédit, fut passé sous silence !
Pourquoi donner aux autres ce que l’on peut prendre tout simplement avant! Généreuse, la banque a octroyé à 250 emprunteurs et notamment à ses actionnaires des prêts faramineux allant de 450 millions d’euros à 1.4 milliard. Les coffres vides, la faillite anticipée a suivi son cours, sous le bienveillant secret bancaire, pour mieux dissimuler cet abus de marché.
Les autorités financières de concert avec les arnaqueurs ont voulu étouffer l’affaire avec la complicité des politiques. Mais manque de peau, l’info a refait surface. Si vous aviez encore quelques doutes sur la collusion éventuelle de vos élus avec les requins de la finance, l’affaire ne s’arrête pas en si bon chemin quand les actionnaires sont libres comme l'air !

Figurez vous, et c’est là ou toute l’histoire devient singulière, c’est qu’elle débute par un vol qualifié d’original, pour s’enchaîner par une autre magouille toute aussi audacieuse. Si vous voulez-vous initier à la magouille des magouilles, que je t’embrouille, direction l’Islande !
Le pillage d’un banque c’est banal en soit me direz-vous, quoique par ses actionnaires c’est inédit, tout du moins officiellement. Mais qu’il s’enchaîne, par un autre tour de passe passe sur le dos des contribuables, c’est du travail d’orfèvre, quand l’état ferme les yeux sur de telles pratiques mafieuses !
Il faudrait s’appeler Arsène Lupin pour enfumer tout le monde à ce point. Et bien, l’état islandais s’y est employé ! Il a décidé de quitter le capital de la banque pour le redistribuer aux mêmes actionnaires, ces voyous de banquiers !
A quel prix a t-il revendu ses parts, le Monde ne le dit pas, mais vous m’avouerez que pour faire mieux, il faut se lever de bonne heure. Si les voleurs courent encore, alors que vous devez payez vos taxes et vos impôts sous peine de vous faire coffrer, c’est un peu fort de café pour les honnêtes gens !
Notre système financier n’est-il pas voué à la faillite avec ces pratiques de brigands ? Pourquoi les gardes fous financiers ont-ils été retirés délibérément sous Thatcher, si ce n’est que pour permettre aux fraudeurs, d’avoir pignon sur rue en toute quiétude.
Et l’Islande veut entrer dans l’Union européenne maintenant !
Sur quels critères, s’il vous plaît ?

vendredi 24 juillet 2009

La Crise au jour le jour

La Nasa, à la croisée des chemins !

Pourquoi soudainement tout ce ramdam autour de l’exploit de la mission Apollo, voici quarante ans, sur la Lune ? Hors, depuis ce 21 juillet sur toutes les chaînes de TV, encore et encore, elle fait la une cette Lune. C’est à se demander si ce n’est pas pour redonner à la Nasa son prestige perdu, quand elle est à la croisée des chemins !

Le Congrès américain avait décidé de mettre fin au projet lunaire en 1972 avant son terme, après le vol d’Apollo 17 , possiblement pour en finir de cette lutte acharnée, que se sont livrés Russes et américains.
Le cap est pris, quand la Nasa se tourne finalement vers la coopération internationale avec le projet ISS, après vingt ans de négociations avec ses anciens compétiteurs. Pas moins de 16 nations y participent maintenant, y compris le Japon pour regarder la terre, vue de l’espace. La Lune fut complètement oubliée.
Avec la fin prochaine des navettes, pour continuer le projet ISS, elle devra désormais employer le fameux lanceur russe, qui envoya Gagarine dans l’espace, ironie de l'histoire.

Mais voilà t-il pas que parallèlement, les petits nouveaux de la conquête spatiale La Chine, l’Inde, et l’Iran, font cavaliers seuls , soucieux d’affirmer leur indépendance politique, chèrement acquise. En fait, ils avancent à pas de géants, avec des programmes spatiaux ambitieux. Cela va du satellite au vol automatisé, en passant par le vol habité. Les chinois, qui ont même effectué des sorties dans l'espace sont devenus en quelques années la troisième puissance spatiale, caressant sans complexe l’idée de poser un homme sur la Lune.

De quoi faire trembler les américains. Dans la nouvelle course à la lune, les chinois se retrouvent en compétition avec les américains, qui avaient choisi dés 1990 la coopération internationale, pour des raisons essentiellement financières. Prévu pour 2020 2025, qui se posera le premier sur l’astre, quand l’idée de la colonisation de la Lune refait surface, avec le vol habité vers Mars ?

Dans l’immédiat le gouvernement américain a planifié un projet de recherche pour L’ISS en partenariat avec le secteur privé de l’ordre de 500 millions, rien de comparable avec les 30 milliards de dollars de 1960 . En attendant elle participe à l’entretien de la station Internationale, pour dire, qu’elle est là.
Alors, est-elle vraiment dans la course comme elle l’affirme, avec le projet Constellation déjà en cours, car il s’agit bien là d’un revirement de cap, à 180 degrés ?
Délaissant d’une part la coopération internationale et de l’autre le regard de la terre vue de l'espace, pour se tourner à nouveau seule, vers les étoiles. Quel ambitieux projet, que celui là ! Ce sera le grand retour de l’homme sur la Lune, mais cette fois pour l’habiter.

Comme il est de coutume de faire rêver les américains, bel effet d’annonce que la construction d’une base lunaire américaine, sans échéance. Pour se faire la Nasa compte envoyer un premier vol habité sur la Lune en 2020, mais nous n’en sommes qu’aux intentions, d’autant qu’Obama a demandé une révision des objectifs de la NASA, alors qu’il avait accepté le programme Constellation, quelques mois au paravent !
Va-t-il retarder le projet, si les américains y vont en solo, ou bien comme pour l’ISS, associer ses anciens partenaires à cette colonisation de la Lune, car c’est bien de cela, dont il s’agit.

Mais, sommes nous à des années lumières des années soixante, lorsqu’il fut engagé un programme de recherche sans précédent dans l’histoire par JFK, équivalent à 110 milliards de dollars de 2009
Aujourd’hui, le budget de la Nasa approuvé par Obama, n’est que de 18.7 milliards ? Alors entre les effets d’annonces et la disponibilité financière, ou le bas blesse ? Un, il faudra poser le module lunaire, encore faut-il avoir les moyens d’entreprendre une telle aventure, et de deux envoyer en pièces détachées, la base lunaire. Alors, qui va payer tous ces taxis quatre étoiles ?

Dés 1978, la Nasa prédisait déjà l’établissement d’une base lunaire, et envisageait même un vol habité vers Mars ! Rassurez-vous si l’histoire se répète, rien de bien nouveau sous le soleil de Cap Canaveral !
En pleine crise mondiale, attendons de connaître le verdict présidentiel, quand l’avenir de la Nasa est à la croisée des chemins, d’un futur déjà hypothéqué !

Mis à part l’obstacle financier, s’ajoute celui de l’eau. La construction d’une base lunaire reste hypothétique sur la plan technique tout du moins, pas avant d’avoir trouvé de l’eau sur la lune, sinon que de l’importer au coût de à 50'000 $ le litre.

N’oublions pas aussi, que sous l’impulsion de JFK, les américains ont fait preuve d’un géni audacieux en mariant l’exploit scientifique sans précédent à la communication du direct, avec tous les risques que cela comportait politiquement. Un petit pas pour l’homme mais un bond de géant pour l’humanité, est resté dans l’inconscient collectif.

Si l’exploit technique était aussi spectaculaire que surréaliste, ce fut toute une révolution de la communication, qui nous a permis d’y assister, en temps réel.
L’accélération de la connaissance dans le temps, via la communication instantanée se propage t-elle maintenant, à la vitesse de la lumière ?

OBAMA

Fin des cents jours d’Obama.


Dans tout ce ramdam, Obama, à beau vouloir promulguer une loi pour abolir les bonus des dirigeants des compagnies subventionnées par l’état, rien n’y fait. Une fois qu’elles ont repris leur liberté, personne ne peut les obliger. La libre entreprise déréglementée, dicte, belle est bien sa loi !
Alors, ces belles intentions ne sont-elles pas au juste qu’un écran de fumée, pour calmer les appréhensions grandissantes d’une opinion publique, aux abois. Si Obama a surfé plus de cents jours comme aucun autre président avant lui ne l’avait fait, la real politique reprend le dessus.

En fait, c’est la guerre de tranchés entre l’administration et le puissant clan des lobbies financiers. Requinqués, ils entendent reprendre la main ouvertement, après l’avoir concédé officieusement dans la débâcle. Dans ce simulacre, qui a prêté quoi en sous main ? Dieu seul, le sait !
La marge de manœuvre de l’homme le plus puissant de la planète est si restreinte, qu’il doit à tout prix faire rêver en président qu'il est, quand les autres tirent les ficelles.

A un tournant de sa présidence en difficulté, il est en bute à l’intransigeance de la finance, convaincue d’être dans son droit, en autant que la légalité justifie son action, si peu préoccupée d’indélicatesse morale.
Son projet phare, l’assurance médicale, passe à la moulinette des compromis et traîne en longueur. Les lobbyistes de la pilule , à ce petit jeu, ont toujours été les gagnants. A contre courant, il est attaqué de toutes parts. L’opinion publique commence à douter, et sa cote de popularité en souffre.
Les deux fois, cents jours de Barak Obama, sonnent la fin des illusions. C’est comme si tout le monde s’attendait à ce qu’il fasse des miracles, dans cette crise !
Le sondage en direct sur CNN, lui concède encore 56% de popularité.