jeudi 15 janvier 2009

La Crise

Les quinze premiers jours de 2009.




Toyota pressenti un temps comme leader mondial de l’automobile, va dés l’année prochaine déclarer pour la première fois de son histoire des pertes totalisant, un milliard de dollars.
Si Honda s’est retirée pour 2009 de la F1, il est fort à parier que Toyota en fasse de même, malgré ses déclarations contraires. Quand les constructeurs commencent à déserter les circuits, l’avenir de la F1 risque d’être compromis à moins d’un miracle.

En France 60'000 emplois perdu en décembre, soit 2000 par jour. Peugeot PSA a enregistré pour 2008 un recul de 4.9% de ses ventes, Renault 4.2%, alors que l’industrie américaine totalise 18% de recul sur l’année ! D’ores et déjà GM n’est plus le premier producteur automobile mondial avec un recul de 38% de sa production en fin d’année.
l’Amérique bascule ! Elle affiche un recul de 8% pour la consommation en décembre, ainsi qu’une perte de 2.6 millions emplois depuis septembre.

L’enfant se présente mal pour Obama !
Pour espérer renverser la tendance, il promet mille dollars de crédit d’impôts pour 85% des ménages américains afin de relancer la consommation. Et puis, engager de grands travaux d’infrastructures dans son plan de 775 milliards, qui devra créer 3 millions de nouveaux emplois. Le prochain budget d’un déficit abyssinien atteindra les milles milliards de dollars ! En attendant le salon de l’auto de Détroit a ouvert ses portes en réduisant sa surface de moitié. Les grands absents du salon Renault, Nissan, Porsche en autre boudent. Détroit n’est plus !

A l’Autre bout du monde en Chine, ce sont 10 millions de nouveaux chômeurs en 2008, qui cherchent un nouvel emploi. Faute de quoi, ils rentreront dans leurs provinces !

En Angleterre ou tout n’est plus rose, l’on table sur 600'000 d’emplois en moins pour 2009, avec une faillite en série d’une quinzaines enseignes prestigieuses. Mark et Spencer commence à liquider. Gordon Brown lance son plan emplois de 550 millions $ pour endiguer un chômage qui frise les 3 millions de chômeurs.
Étant donné que la livre sterling a plongé de 30% en l’espace d’un an, pour être à quasi égalité avec l’euro, il est fort à parier qu’en 2009, elle passe en dessous. Alors que l’euro fête son dixième anniversaire, la zone euro résiste beaucoup mieux à la crise qu’une monnaie isolée, fut elle la plus forte du monde.
Avec des rendements trop bas, les placements pour soutenir la livre vont déserter la Grande Bretagne, à cela il faut ajouter une inflation de 8%, sans oublier un fort endettement public !
Si jalouse de sa suprématie monétaire elle s’y opposait, pragmatique s’y résignera t-elle ? Encore faut-il qu’elle soit capable de rencontrer les critères d’adhésion à l’euro, ce qui n’est plus son cas ! Déjà sous Thatcher elle avait réussi à se soustraire au système de péréquation, à son plus grand avantage consenti par nul autre qu’un certain Mitterrand. L’Angleterre c’est l’exception, qui confirme la régle !
Pour l’instant comment expliquer que ce modèle qui fut l’exemple économique de la réussite a pu s’écrouler si soudainement, si ce n’est, que son économie n'était autre que virtuelle. De plus d’industrie automobile ou tout du moins ce qu’il en reste, n’est même plus aux mains des anglais. Quand l’on commence à perdre à la loterie, pour vouloir tout le temps gagner, et bien patatras tout saute, emportant sur son passage l’économie réelle dans la débâcle !

Si le miracle anglais est mort de sa belle mort, Dieu n’y a plus Droit.

De son coté la Russie de Poutine ferme les robinets de Gazprom dans une nouvelle guerre froide alimentée par un différent bilatéral avec l’Ukraine. Mais c’est aussi pour le kremlin une petite leçon de réal politique à tous ces clients, quand il y a de l’eau dans le gaz. Poutine délire-t-il sur la restauration de la suprématie russe, quand l’Europe grelotte. A méditer chers clients !
Attention anciens de l’union soviétique, vous qui lorgnaient du coté de l’union européenne ! Étonnant qu’en 2009 la Russie ose sacrifier son potentiel économique sur l’autel d’un impérialisme révolu, quand son économie rencontre de graves problèmes de financements, à moins que ? Ils n’ont pas fini d’étonner ces Popoffs dans cette partie d’échecs et de pots de vin !

Alitalia vient de céder finalement un quart de son capital au groupe Air France KLM, qui devient ainsi le premier transporteur européen et mondial. Bravosimo Berlusconi !

Au Canada, la balance commerciale excédentaire d’affiche un recul de 43% , suite à la baisse de ses exportations et du prix de ses matières premières. La plus grande escroquerie boursière canadienne passée sous silence Nortel, est sous la loi de la protection de la faillite. La BCE vient d’abaisser son taux directeur d’un demi point pour le ramener à 2%, afin de relancer la roue de l’économie.

Alors, quand Sarko maudit publiquement et sans retenue les effets pervers du capitalisme financier et ses dérives pour prôner le retour à un capitalisme productif et sain, les bras m’en tombent ! Par ailleurs, s’il ne hasarde pas à faire le procès du socialisme gangrené, il s’y trouve confronté continuellement.
Si le communisme a implosé, c’est avant tout à cause de sa mauvaise perception écomonique du travail et du profit, se sentant obligé de condamner le capital pour faire prévaloir sa morale égalitaire, d’un monde angélique !
Le communisme fut incapable d’apporter un niveau de vie décent à son peuple, d’où sa disparition. Le travail sans la libre entreprise est un concept vide. La motivation humaine dans ce modèle économique était inexistante, donc voué à la faillite. Pire, c’était comme si le fruit du travail, c'est-à-dire le capital était le mal à combattre. Les inconditionnels d’une telle idéologie considèrent, qu’entreprendre individuellement doit être taxé d’exploitation, au lieu d’être récompensé par ses prises de risques ! A force de les entendre, l'on voit rouge !
Voilà le grand mensonge égalitaire, qu’il faut dénoncer. Aux orties les idéologies à commencer par le marxisme, qui a fait plus de mal que de bien. C’est vraiment la gangrène du siècle, infiltrée dans les moindres recoins du quotidien français.

En ce sens Sarko à raison de dire que le capitalisme productif est encore la meilleure formule, malgré ses hauts et ses bas. C’est lui, qui apporté le plus de bien être et de progrès social aux sociétés, malgré les disparités et les grandes inégalités qui demeurent. Bien sur qu’il faut cadenasser le capitalisme financier, afin qu’il affecte moins possible le capitalisme du travail. Donnons un visage plus humain et plus solidaire au capitalisme productif, quand le socialisme n’a pas pour autant, le monopole des bonnes intentions !
Mais, dans ce domaine la France peut se targuer d’être en tête, au point que nos acquis sociaux mirent en péril notre équilibre budgétaire depuis des décennies.
Heureusement, qu’un président reconnaisse enfin publiquement, que les caisses de l’état sont vides et qu’il faille dégraisser le mammouth. Pendant ce temps, les roquets de l’assemblée ne font que japper, ainsi va cette France du dénie social !
Mitterrand pour ses surplus d’acquis sociaux , et l’opposition de gauche pour son combat stérile sont la cause des retards, qu’il nous faut maintenant payer. La seule décision réaliste que les socialistes ont prise l’année dernière, c’est d’abandonner le marxisme. Quoique la rengaine du chantage des opprimés, demeure ! Mesdames, si nous pouvions enfin revenir à un socialisme constructif débarrassé de toute idéologie !
Alors, quand Sarkozy a l'obligation et le courage enfin de trancher, tout le monde crie à l’indignation des acquis ou privilèges supprimés. Elle est bien ainsi cette France de l’assistanat figée, incapable de se regarder en face !
Travailler plus pour gagner plus, je partage l’analyse, quand d’autres la nie. Si augmenter le pouvoir d’achat est louable, c’est en réalité retrousser mentalement ses manches pour inverser cette idéologie du mirage socialiste, qui a fait de nous un peuple d’assistés sociaux. Merci pour les 35 heures, la cour est pleine ! Conséquence, moins l’on en fait et plus l'on en veut. C’est cela la perversion socialiste sur fond marxiste, quand il faudrait plutôt entreprendre, que de traire notre vache à lait nationale, à tout bout de champ.
Chirac a congédie Jupé sous la pression incessante de la gauche, par peur ou lassitude de l’affronter. Dés lors il s’est mis en roue libre, en contribuant à l’arrivée en force du front national au second tour d’une élection présidentielle, mémorable.

En ce sens je salue le courage et la volonté à la tête de l’état de vouloir enfin redresser le cap national. Avec les français, c’est autant dire, mission impossible !
Son arrivée aux commandes est la grande nouveauté, qui nous a fait tant défaut, depuis Giscard ! Soyons enfin lucides et pragmatiques, pour nous même et pour notre pays, victime trop souvent de certaines belles idées à coucher dehors !

Dans cinq jours Barak Obama arrive. Retenons notre souffle !

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