Et si,
Les décideurs de la mondialisation en soignant le mal par le mal , n'auraient-ils pas tout simplement laissé s’installer la crise, quand ce sont bien les banques centrales, les instigatrices de cette crise. Si leurs succursales portent le chapeau officiel de leurs inconséquences, n'est ce pas une maniére habile pour tenter de résoudre temporairement la surchauffe d’une économie, qui implose en permanence ? Dans cette contradiction de l'absurde, la réalite dépasse l'entendement !
Après une telle interrogation, aujourd’hui la question repose sur le fait, que notre société de consommation n’a pu bâtir sa prospérité, qu’à partir d’un pétrole à bon marché. Alors, nos réserves pétrolières sont-elles sur le déclin, comme certains l’affirment, et quand d’autres les contredisent ? Dans ce débat aux avis diamétralement opposés, c’est notre avenir, l’enjeu ! Alors que veut-on nous cacher dans tout ce brouhaha, sur notre futur ?
Dans ce débat en trompe l’oeil, la réponse n’est pas tant dans la controverse comme nous aurions pu le croire, mais tout à coté.
Le manque futur de pétrole supposé, ne serait-il pas tout compte fait, qu’un prétexte pour changer nos priorités et notre mode de vie. Car plus le temps passe et plus la fin d’une illusion, celle de la croissance infinie, s’approche.
Et si, les marionnettistes partagés entre le désir de protéger leurs acquis, et le risque de tout perdre dans ce changement inévitable qui s’annonce, hésitaient.
La crise, ne serait-elle pas en fin de compte le concept en lui même, poussé à son extrême. Comment concevoir l’infini, dans un monde fini !!
Comme les ressources sont limitées il y aura inévitablement une fin, seule équité entre les nations, alors que pendant tout ce temps là, les pays riches profiteront de la quasi totalité des richesses de la planète, quand les autres en bavent d’envie.
Et si, les causes profondes de la crise étaient autres que financières, tel que le réchauffement climatique et ses multiples conséquences, qui condamnent de fait, l’humanité à la disparition.
Dans ce drame qui se profile à l’horizon, les décideurs occultèrent leurs responsabilités, pour garder le contrôle. En dehors de ses effets pervers, elle a l’avantage de favoriser un ralentissement brutal de la surchauffe économique au bord de l’implosion, tout en reculant l’échéance. Mais dans quelle mesure allons nous y adhérer, c’est cela, qui les angoissent peut être !
Maintenant pour envisager le changement, un peu de bon sens, si c’est encore permis dans ce monde ou nous avons perdu tout libre arbitre. Le simple fait d’arrêter le gaspillage de masse au quotidien, aura un impact significatif pour une refonte des mentalités dans nos priorités de développement. Alors, arrêtons de jeter à tours de bras, pour un oui ou pour un non !
Commençons par recoudre les boutons, au lieu de jeter la chemise. Pourquoi sommes nous obligés de jeter sans les lire tous ces pamphlets publicitaires, alors que le rendement de ce type d’annonce est quasiment nul, tout cela pour raser des forêts entières ! Alors, quand nous recyclons systématiquement, nous décuplons d‘autant l’ampleur du changement.
En d’autres termes, sans nous priver des bienfaits de la technologie pour une consommation du nécessaire et sans agiter le spectre du retour à l’âge de la pierre pour ne rien faire, nous pourrions l’aborder sous l’angle du raisonnable durable, afin de retrouver un certain équilibre écologique viable. Cela présuppose, alors que nous avons été incité au contraire, à maîtriser notre appétit matériel, celui qui flatte nos egos, au nom de la grande illusion du confort source de liberté. Dure combat, que celui là, tant nous en sommes devenus esclaves.
Quand la satiété tue l’envie, rien qu’à voir nos mines réjouies, cela se saurait si la possession matérielle était la source du bonheur, depuis que le monde est monde.
Mais un instant, croyons qu’il soit possible de trouver un équilibre entre le rendement pour le profit et la survie de l’humanité, tant au niveau industriel qu’agricole, en préservant la santé publique, comme l’environnement. En ce sens, le Grenelle de l’environnement est une première prise de conscience de nos dirigeants, mais nous sommes loin du compte.
Radication de la spéculation financière excessive, et de l’agriculture industrielle, abandon des produits chimiques contaminants et radioactifs, fin d’une alimentation trafiquée, tout cela au prix de la baisse des rendements et du profit, par l’implantation de méthodes de substitutions durables non toxiques. En un mot une vision naturelle et raisonnable, dans une consommation saine. Empruntons le chemin inverse, pour retrouver le goût, du vivre, dans le plaisir.
Changer nos priorités et nos critères pour un modèle de développement durable c’est à dire renouvelable, en y intégrant une dimension morale ou spirituelle, voilà peut être une autre piste non conventionnelle a explorer, pour une transition en douceur !
Stop aux profits excessifs, à la déforestation incontrôlée, aux paysages autoroutes, à la philosophie du superflu et du gaspillage, à la pollution des villes, au bruit, aux bouchons, à la culture du rendement au boulot, à la course contre le temps du toujours plus vite de la grand messe du PIB nationale !
Mais de grâce revenons sur cette terre, que nous détruisons chaque jour ! Mettons fin aux pollutions industrielles, chimique, thermique, nucléaire, à celle des océans, ainsi qu’à celle de l’électromagnétique complètement occultée.
L’on n’a pas de preuves scientifiques nous dit on. Si le dosage de chacune de ces pollutions prises séparément ne représente pas un risque immédiat à faible dose, par contre leur addition interactive et son exposition répétitive sont les facteurs de risques, alors dangereux pour notre santé.
Difficile dans ces conditions de pointer du doigt, un responsable. C’est pour cela que les fabricants de portables et les autres, ont de beaux jours devant eux ! Il n’y a pas si longtemps c’était la lutte contre l’amiante, mais que d’années ont fallu pour gagner ce combat, reconnue aujourd’hui, maladie mortelle !
Alors, comme disait le Duc d’Elbeuf : c’est avec du vieux, qu’on fait du neuf ! Quand la roue ne fait que de tourner, remettons certaines bonnes idées au goût du jour, en osant imaginer, afin d’y voir un peu plus clair.
Maintenant par opposition à la pensée dirigée, voici une hypothèse surréaliste, qui va en faire rire plus d’un, quand la réalité dépasse la fiction. Pourquoi ne pas éradiquer de notre alimentation toutes les viandes rouges, qui contrairement à la version officielle, sont néfastes pour notre santé. Cancers et maladies cardiovasculaires sont maintenant reconnues médicalement pour la surconsommation de viande rouge. Et ce n’est pas pour rien, que dans le code social judaïque il fallait éliminer le sang de la bête, avant de la consommer. Mais oublions ce point, pour aller plus avant dans la réflexion.
L’élevage des bovins de boucherie au plan mondial nécessite une monopolisation des ressources en eau douce insensée et phénoménale, pour faire pousser toutes ces céréales et abreuver ces pauvres bêtes.
Qui plus est, à force de ruminer debout comme couché, toutes ces vaches contribuent au réchauffement de la planète dans leur grande innocence. Si nous pouvions éliminer de nos menus la consommation de cette viande, en redistribuant ces céréales à ceux, qui crient famine, que diriez-vous ? C’est toujours aussi surréaliste, quand c’est si évident ? Égoïstes repus, à table !
Tout cela pour dire, que la solution n’est pas forcément insurmontable matériellement, quand l’on ne veut pas si opposer ! Dans ce partage tant attendu, la cause est morale, pour ne pas dire spirituelle.
Le jeu n’en vaudrait-il pas la chandelle, que de modifier notre alimentation par un petit effort individuel, d’une part pour réaliser des économies incalculables d’énergies au niveau planétaire et d’autre part pour diminuer l’effet de serre, tout en sauvegardant cette ressource indispensable, qu’est d’eau douce. Intéressant, quand la réalité dépasse la fiction !
Tout cela ne sont que de simples hypothèses, à la croisée des chemins mais, il y en a bien d’autres dans ce tournant, qui s’annonce douloureux pour l’humanité ! Le bon sens au-delà des grandes idées, ne plaira pas pour autant, à la convoitise sans fin des spéculateurs, qui vont s’opposer à ce changement, pensant y perdre au change.
Et c’est là, ou le bas blesse. Si ces soixante dix dernières années reposèrent sur la prospérité pétrolière, ce qui dit civilisation de la bagnole, expansion urbaine, émancipation sociale, société de consommation, révolution informatique et des communications, vitesse vertigineuse des découvertes scientifiques, accélération exponentielle de la connaissance, elle entraîna hélas, le pire.
Époque des intolérances conflictuelles, course incontrôlable des profits et de l’armement, pertes des valeurs collectives et spirituelles, apparition d’une délinquance urbaine, qui fait tâche d’huile, gaspillage à outrance, perte du sens social et de ses repères, délocalisations et mondialisation, migrations et mélange des races, perversion des mœurs, conflits sociaux, réchauffement de la planète sans précédents, avec en prime pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, notre disparition prochaine !
Qui dit mieux ? Je rêve peut être c’est même sûr, mais d’un autre monde ! Voilà le prix à payer du petit confort de nos égoïsmes. Si nous n’en sommes pas la cause, nous y contribuons, hélas !
La mondialisation du libre marché a stigmatisé la planète, au fer rouge ! Comme elle est longue la liste des cataclysmes à répétitions. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Et par-dessus le marché, ce n’est la faute à personne, tiens la belle affaire !
Alors au grand jamais, la question qui se pose est : qui a inventé cette roue infernale de l’accélération du temps, sous la pression incessante des découvertes scientifiques, combinée à la course au profit ? C’est bien là, ce qui devrait nous interpeller ?
C’est elle la globalisation, qui combinée à la cupidité sans fin, modifie tout en profondeur, broyant l’humain sur son passage.
La loi du libre marché était encore viable lorsqu’elle se jouait au plan national, mais dés lors qu’elle embrasse la mondialisation, elle devient à cause d’une concurrence inégale, la loi du bas prix imposée. Il suffit de fortes impulsions financières sectorielles dans ce qui est communément appelé la partition du travail, pour partir la roue. Dés lors, tous les autres n’ont plus d’autre choix que de suivre ou disparaître, sans comprendre dans quelle galère, ils se sont fourvoyés. Et le tour est joué !
Ce n’est certes par le jeu du hasard, si les pétroliers pèsent lourd dans ce pouvoir décisionnel, quand c’est toute l’industrie de la pétrochimique et de ses dérivés qui en découlent, l’agro alimentaire, les produits pharmaceutiques, les textiles, l’emballage, l’automobile, l’armement, la construction, sans oublier la finance. Arbitre, contrôlant la mise en marché du jeu des dépendances, elle ne va pas lâcher le morceau si facilement !
Mais la crise ébranlera leur confiance du futur, les contraignant à s’adapter au changement imposé par leurs marionnettistes. Alors pourquoi cette crise, quand cette interrogation ne peut se résumer qu’à une simple question économique ?
Ce sera plutôt la masse critique grandissante du manque de confiance populaire, qui pourrait remettre en question les bases du système, si ceux qui le contrôlent, s’obstinent.
Espérons qu’avant la catastrophe finale, les décideurs en réaliseront l’enjeu, dans un monde en pleine crise des valeurs.
mercredi 25 mars 2009
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