GM dépose les armes !
Après avoir régnée en roi et maître sur l’industrie automobile mondiale ses soixante dernières années, en ce lundi fatidique premier juin 2009, GM déposera les armes. Ce sera l’épilogue d’une longue saga.
Maintenant en ce qui concerne une éventuelle reprise économique, attention au retour de la manivelle, inflationniste. Quand la planche à billets a tourné à fond pour endiguer la crise, ses effets pervers risquent de faire basculer une fois de plus, un système à l’agonie.
En attendant, dans notre gestion à court terme d’un tel chaos économique, le démembrement de GM débute, avant l’heure.
Opel sa filiale allemande est passé sous le contrôle du canadien Magna, épaulé par Sberbank une banque semi publique russe, qui s’offre 35% du nouveau capital d’Opel, da ! Les russes ont des ambitions et les dents longues !
Magna sera actionnaire à 20%, Sherbank 35% GM détiendra 35%, quant aux salariés du groupe 10%. Voila pour le montage de la société fiduciaire, un des trois piliers du nouvel accord. Il était précédé par l’entente GM Magna, et finalement bouclé par le crédit relais du gouvernement allemand. La division Hammer de GM sera vendue à des intérêts Chinois.
A quatre mois des législatives allemandes, la chancelière ne voulait pas entendre parler d’un dépôt de bilan pour le 25 milles employés des quatre usines du groupe et surtout pas de Fiat. Maintenant, lundi nous serons fixés pour l’avenir de la nouvelle entité américaine de GM.
Dimanche, les créanciers de GM auraient accepté de rentrer dans le futur capital GM à reculons. Demain c’est le grand jour, qui met fin à un règne sans partage depuis 1931 sur l’industrie mondiale de l’automobile. Ford pourra se frotter les mains, seule survivante à ce cataclysme industriel.
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Ça y est, la centenaire GM vient de rendre l’âme. !
Épilogue d’une longue saga qui touche à sa fin, place à la nationalisation un mot tabou aux états unis, après sa faillite technique.
Dores et déjà, les cartons sont prêts. Deux entités seront constituées.
D’un coté les actifs sains Cadillac, GMC, Chevrolet et Buick, et de l’autre les dettes, vendues ou fermées pour un passif de 117 milliards.
Dans les trois ans avenir, des 47 sites de production, 31 seulement survivront, 30% du personnel sera congédié, quant aux concessionnaires 1/3 disparaîtrons.
Cette après midi conférence de presse de B. Obama, fossoyeur, de la quatrième plus grande faillite de tous les temps. Il officialisera le décès du géant mondial de l’automobile, né il y a 73 ans.
Mais pourra t-elle se relever d’un tel fiasco, quand son capital confiance est au plus bas malgré ses atouts et le support de l’état, alors que ses ventes sont en chutes libres ?
Tout cela n’est-il pas le signe précurseur de ce qui attendrait l’Amérique ?
La baisse de la consommation des carburants est à son plus bas aux Etat-Unis, quand les prévisions parlent de 500'000 nouveaux chômeurs !
En France, les ventes de voitures ont augmenté de 11% comparativement à 2008 profitant essentiellement à PSA dont la progression se chiffre à 20%, quand Renault recule d’un pour cent.
Peugeot Citroën envisage de faire une alliance avec un groupe lui ouvrant de nouveaux marchés, ses 3 millions de véhicules an sont bien insuffisants, pour une survie à long terme.
Philippe Peugeot prudent y songe, mais à ses conditions.
Le nouveau PDG de PSA, qui vient de prendre ses fonctions va très certainement s’y employer.
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vendredi 5 juin 2009
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